lundi 27 octobre 2008

La soumission

Lors de conversations avec des croyants, j'ai souvent été étonné par leur soumission. Il semble aller de soi, pour eux, que si dieu existe, il nous faut nous soumettre. Pourquoi? Pourquoi l'existence de dieu, dont la volonté serait révélée dans un livre, ( cela non plus ne va pas de soi), impliquerait que l'on lui obéisse?
Il faut apprendre à dire non. Il faut pouvoir dire à toute autorité: "Je ne suis pas d'accord". Sans cette attitude, nous ne serions pas en démocratie, l'humanité en serait encore à ses débuts. Je ne prétends pas que tout progrès soit par essence positif, je veux juste souligner que tout progrès a dû passer par une révolte. Quand on nous impose l'inacceptable, il faut savoir dire non.
L'enfant lui même devra apprendre à dire non pour se trouver et construire sa propre personnalité. L'enfant doit un jour quitter le nid familial. Ce dernier principe est déjà mis à mal par les religions et leur conception patriarcale de la famille. Cela n'est pas un hasard.
En effet, condamner la révolte contre le père, la rendre culpabilisante, y apposer le sceau du mal, permet de rendre encore moins aisée la révolte contre dieu. Ce dieu est une sorte de père supérieur, il m'a créé donc je ne puis me révolter contre lui, l'enfant ne se révolte pas contre son père!
Il est donc mal aisé pour le croyant de dire non à son dieu. Pourtant, Il est difficile de comprendre comment certaines personnes peuvent considérer que les athées, les homosexuels vont bruler pour l'éternité en enfer et que cela est normal. Ils ne trouvent pas cela normal parce que eux pensent que l'athéisme ou l'homosexualité sont mauvais, mais parce que leur dieu l'a décidé, parce que leur dieu leur à dit que c'était mal.
Comment peuvent-ils accepter ces lois sans broncher? On leur dit que la femme est inférieure, que le sexe est mal ou tout autres sottises qui ne peuvent se légitimer que par l'arbitraire. La peur de l'enfer doit y être pour quelque chose, car il n'y a guère de raison légitime à cette acceptation.
Si l'on prouvait l'existence de dieu, ( hypothèse,selon moi ,des plus improbable sinon impossible), que feriez vous, demandait-on un jour sur un forum? Je me révolterais, je dirais non à ses lois, à son autorité. Qu'il me condamne donc, je n'en ai cure, car il ne peut y avoir de paradis si qui que ce soit va en enfer. Cette simple idée est pour moi inacceptable. Je préfère passer l'éternité en enfer que d'imposer quoi que ce soit à ma compagne, à ma sœur. Si les homosexuels vont en enfer, j'irai avec eux, car la récompense d'un tel dieu ne serait que fruit pourri. J'ai ma vertu, celle du mécréant, et je ne m'en excuserai pas. J'ai ma vertu, celle qui proclame qu'un paradis ne vaut pas la moindre souffrance, la moindre larme.

mercredi 15 octobre 2008

L'athéisme, une croyance?

En visitant différents sites, j'ai pu me rendre compte d'une certaine incompréhension envers l'athéisme. Pour de nombreuses personnes, l'athéisme n'est qu'une croyance parmi tant d'autres.

Ce point de vue a son mérite. En effet, il libère athées et croyants d'un dualisme manichéen . Au sein d'une laïcité digérée, l'athéisme s'intégrerait donc parmi le paysage des croyances. Cependant, cela ne tient pas compte de ce qu' est réellement l'athéisme.

Cela revient à déclarer que l'humain est un être de croyance. La méthode scientifique et le rationalisme tendent pourtant à affirmer le contraire. Certes, nous fonctionnons, notre pensée en tout cas, grâce à des concepts. Certains humains utilisent davantage la convention, l'abstraction, que la croyance. Je veux dire par là que tous les êtres humains ne se basent pas sur la croyance. Je ne veux pas m'improviser anthropologue, mais mettre en évidence des considérations qui servent à mon raisonnement.

L'athéisme n'est pas une croyance. Comment résonne un athée? Il se base sur la preuve, sur la connaissance rationnelle. Je m'explique. La science tente de comprendre les mécanismes régissant notre univers, elle cherche à remonter au fil des causes. Surtout, il y a des choses qu'elle n'explique pas. Elle ne cherche pas non plus à trouver un sens à cette aventure, certes étrange, qu'est la vie.

Que fait donc l'athée qui n'a que cette méthode (appelons la scientifique, au sens grossier du terme)? Il se trouve alors face à des questions qui n'ont pas de réponses. L'origine, s'il y en a une, de l'univers, par exemple, reste un mystère. Jusqu'ici, le croyant peut suivre l'athée. Mais c'est face à cette inconnue que la réaction va être différente. Pour l'athée, l'explication sera découverte peut être un jour, il attend, on peut potentiellement tout savoir, il n'y a que des choses que nous ne savons pas encore.Peut être que l'espèce sera éteinte avant, mais cela ne rentre pas en ligne de compte, cela ne ferme aucune porte. Mais pour le croyant, cette inconnue, c'est dieu. Si l'on ne comprend pas , c'est parce que dieu seul connait l'explication. C'est ce fameux "Dieu seul le sait". Et là, en faisant intervenir un phénomène indémontrable nous entrons dans la croyance. Il en est de même pour le sens de la vie. Les croyants devraient tout d'abord se poser la question:"Y a -t-il un sens?". Mais ils partent de postulats, qui sont en fait déjà des croyances.

L'athéisme cherche à comprendre et laisse le champ des inconnues au plus tard, et tant pis si l'on ne sait jamais. Le croyant lui, se reportera à la croyance, à un dieu bouche trou ou du moins au surnaturel. Si cela permet une explication totale de l'univers, cela ferme également la porte à la connaissance, car ce genre de réponse a une fâcheuse tendance à la sacralisation et donc à devenir intouchable.

Voilà pourquoi selon moi l'athéisme n'est pas une croyance. Pour lui, le surnaturel, n'a pas lieu d'être dans le champ des connaissance, cela n'est pas une méthode valable.

Il est cependant certain que le terme athée avec son a privatif incite davantage à penser que l'athée est celui qui ne croit pas en dieu. C'est pourquoi j'ai voulu apporter une définition positive de l'athéisme et non une pensée qui s'oppose à quelque chose, c'est à dire une croyance en le fait que dieu n'existe pas.

jeudi 9 octobre 2008

Le droit au blasphème

Ces dernières années nous avons pu nous rendre compte que nombre de croyant ne supportaient pas la critique de leurs religions. Les faits les plus marquants sont sans doute l’attentat contre une salle de cinéma diffusant " La dernière tentation du Christ", ou encore le tumulte provoqué par les caricatures de Mahomet. Mais il suffit de lire les commentaires laissés sur certains sites athées pour se rendre compte que la critique de la religion ou même le simple blasphème ne sont pas tolérés. Nous devrions donc nous soumettre et accepter l’interdit d’une religion dont nous réfutons le fondement même.

Malgré leur lourd passé, les religions n’hésitent pas à adopter une position victimaire. Il y aurait donc des attaques incessantes d’athées belliqueux ! Le message est le suivant : les athées sont plein de haine, leurs propos sont un fiel pernicieux et haineux tandis que celui des religions est un message d‘amour universel, de tolérance totale. Et quand bien même il ne le serait pas, il faut se taire, l’accepter. Parce que certaines personnes se sont persuadées que le coran et la bible étaient sacrés, et par la même intouchables, nous ne pourrions en faire la moindre critique, pas la moindre blague ne serait admise. Si le respect des croyances va jusqu'à ce point, il semble naturel d’attendre de ceux qui défendent ce point de vue une attitude exemplaire. En effet, s'il est interdit de critiquer ces livres dit sacrés, on est en droit de penser qu’eux même ne font pas la moindre critique des autres pensées, qu’ils sont un exemple de respect et de tolérance.


Le coran


(2.189 ) Combattez-les jusqu’à ce que vous n’ayez point à craindre la tentation, et que tout culte soit celui du Dieu unique. S’ils mettent un terme à leurs actions, plus d’hostilités. Les hostilités ne seront dirigées que contre les impies.

(4.59) Ceux qui refuseront de croire à nos signes, nous les approcherons du feu ardent. Aussitôt que leur peau sera brûlée, nous les revêtirons d'une autre, pour leur faire éprouver un supplice cruel. Dieu est puissant et sage.


(4.91) Ils ont voulu vous rendre infidèles comme eux, afin que vous soyez tous égaux. Ne formez point de liaisons avec eux jusqu'à ce qu'ils aient quitté leur pays pour la cause du Seigneur. S'ils retournaient à l'infidélité, saisissez-les et mettez-les à mort partout où vous les trouverez. Ne cherchez parmi eux ni protecteur ni ami ;


(5.37) Voici quelle sera la récompense de ceux qui combattent Dieu et son apôtre, et qui emploient toutes leurs forces à commettre des désordres sur la terre : vous les mettrez à mort ou vous leur ferez subir le supplice de la croix ; vous leur couperez les mains et les pieds alternés ; ils seront chassés de leur pays. L'ignominie les couvrira dans ce monde, et un châtiment cruel dans l'autre.

(8.12 ) Il dit alors aux anges : Je serai avec vous. Allez affermir les croyants. Moi, je jetterai la terreur dans le coeur des infidèles. Abattez leur tête et frappez les extrémités de leurs doigts.

(8.14 ) Telle est votre rétribution, souffrez-là; le feu est préparé pour les infidèles.

(8.52 ) Quel spectacle, lorsque les anges ôtent la vie aux mécréants ! ils frappent leurs visages et leurs reins et leur crient : Allez goûtez la peine du feu.

(8.57) Il n'y a point auprès de Dieu d'animaux plus vils que ceux qui ne croient pas et qui restent infidèles.


(8.66 ) O Prophète ! Excite les croyants au combat. Vingt braves d'entre eux terrasseront deux


(47.4) Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu'à en faire un grand carnage et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits.

(47.9) Pour les incrédules, puissent-ils périr, et puisse Dieu rendre nulles leurs œuvres !

(47.37) Ne montrez point de lâcheté. N'appelez point les infidèles à la paix quand vous leur êtes supérieurs, et que Dieu est avec vous; il ne vous privera point du prix de vos oeuvres.

Source : Le Coran : Flammarion - 1970. Traduction Kasimirski


Bible


[Deut. 7:16] "tu anéantiras tous les peuples que Yahweh, ton Dieu, va te livrer: tu seras sans pitié pour eux et tu ne serviras point leurs dieux"

[Deut. 13:12-16] "tu frapperas les habitants de cette ville du tranchant de l'épée, vouant cette ville à l'anathème avec tout ce qu'elle renferme jusqu'à son bétail. Tu amasseras tout son butin sur la place et tu brûleras toute la ville et son butin comme un holocauste pour Yahweh."

[Deut. 32:23-25] "J'accumulerai sur eux les maux, sur eux j'épuiserai mes flèches. Ils seront exténués par la faim. Ils seront consumés par la fièvre et la peste meurtrière; Et j'enverrai contre eux la dent des fauves et le venin de ceux qui rampent dans la poussière. Au dehors, l'épée frappera de mort, et au dedans, ce sera la terreur; Le jeune homme comme la jeune fille, l'enfant à la mamelle comme le vieillard"

[II Rois 17:24-26] "Yahweh envoya contre eux [les habitants de Babylone] des lions qui les tuaient"

[Marc 16:16] "celui qui n'aura pas cru sera condamné; celui qui aura cru sera sauvé"

[Luc 12:9] "celui qui me reniera devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu."

[Jean 3:36] "celui qui refuse de croire au Fils ne verra pas la Vie; mais la colère de Dieu demeure sur lui"

[Jude 1:5] "Jésus ayant sauvé le peuple de la terre d'Égypte, fit périr de nouveau ceux qui se montrèrent incrédules"

[Lévi. 20:13] "Si un homme couche avec un autre homme comme avec une femme, tous deux auront commis une abomination et seront frappés de mort"

[I Corin. 6:9-11]: "ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront pas le Royaume de Dieu ? ... Ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni ceux qui se livrent à la sodomie, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les insulteurs, ni les brigands n'hériteront le Royaume de Dieu."

[Genè. 3:16] "ton désir se portera vers ton mari et lui te dominera."

[Eccl. 7:26] "Je trouve la femme plus amère que la mort; elle est un piège, son coeur est un filet et ses mains sont des liens. L'homme agréable aux yeux de Dieu lui échappe, mais le pécheur s'y laisse prendre."

[Eccl. 25:19] "Toute malice est petite à côté de la malice d'une femme"

[Eccl. 26:14] "C'est un don de Dieu une femme silencieuse"

[I Corin. 7:26-27] "il est bon pour l'homme d'être vierge. Tu n'es pas lié à une femme, ne cherche pas de femme. Je voudrais vous épargner la tribulation de la chair."

[I Corin. 11:3] "Le chef de la femme c'est l'homme »

[I Corin. 11:5-8"un homme, lui, n'a pas à se couvrir la tête, étant l'image et la gloire de Dieu. Mais la femme est la gloire de l'homme."

[I Corin. 14:34] "que les femmes se taisent dans les assemblées"

[Ephé. 5:22-24]: "femmes soyez soumises à votre mari comme au Seigneur, car le mari est le chef de la femme... les femmes doivent être soumises en toutes choses à leur mari".


La bible...

mardi 30 septembre 2008

Education

Comme bien d’autres athées, je suis né catholique. Ou plutôt, j’ai hérité de cette classification par ma naissance. Cela impliquait donc tout un cérémonial. Le baptême et autres communions, mais bien plus encore. Mes convictions n’avaient pas lieu d’être, on m’en avait transmises en me signalant que m’en éloigner, les remettre en question était déjà mal. La religion fut le totalitarisme de mon enfance, école catholique, catéchisme, messe du dimanche et autres festivités commémorant le nazaréen. Un problème cependant, je n’ais jamais cru une seule seconde à ce principe de divinité.

Cela n’est pas très confortable pour un enfant. En effet, celui-ci doit pouvoir se différencier de ses parents. C’est ainsi que se construit une personne saine. La religion, par sa transmission autoritaire et son totalitarisme enlève à l’enfant toute possibilité de le faire. « Tu es catholique (ou juif pratiquant, musulman, protestant…) donc tu es comme moi, je suis comme toi, te démarquer, c’est péché, c’est te renier. Ce que tu es, et que nous sommes, n’accepte pas que tu en sortes, sinon tu n’es plus rien, donc, tu n’es plus toi. » Tel est le message au mieux implicite donné par une éducation religieuse.

Enfant j’ai donc du dissimuler mon athéisme, mais n’avais aucun moyen de me construire. On ne m’a jamais dit qu’il existait d’autres pensées. En plus de ce manque de repère, car la religion ne donne pas de repère, elle accapare l’esprit, je devais mentir. Sans souscrire à l’idée de péché, je n’aimais pas mentir. Non seulement parce que je devais tromper les gens, mais en plus il me fallait dissimuler ma propre personnalité. Je savais le drame qu’impliquerait la révélation de mon athéisme. Par lâcheté peut être, je n’ai rien dit. J’ai une excuse cependant, j’avais six ans peut-être, et le monde (ce qu’était pour moi le monde) était contre moi.

Peut-on encore accepter pareil dilemme pour nos enfants ? Je ne suis pas en train de prétendre qu’un enfant doit recevoir une éducation strictement athée. Il ne faut pas tomber dans le totalitarisme athée. Reproduire ce génocide mental pratiqué depuis des siècles ne serait guère glorieux. Il est impératif de permettre à l’enfant de connaître les différentes pensées qui ont traversés le monde. Lui faire comprendre qu’il peut y puiser comme bon lui semble. C’est en lui proposant cet éventail si riche qu’il pourra se construire pleinement. Il faut certes transmettre des valeurs, des codes de vie mais ne disposons-nous pas de règles de politesse, d’une charte des droits de l’Homme, de principes du vivre ensemble qui soit neutres (qui s’en approchent) ?

Je conçois que l’on veuille transmettre sa culture à son enfant, mais cela n’implique pas d’imposer des dogmes ou une pensée unique, c’est lui faire savoir d’où il vient. Un enfant musulman ne vient pas seulement de l’islam, il vient (pour certains, que l’on m’excuse le cliché) d’une civilisation dont la richesse ne se résume pas à la religion.

Oui, il est grand temps de renverser ce commandement qui nous dit « Tu honoreras ton père et ta mère » et que les parents honorent la personnalité propre leurs enfants et leurs permettent de se construire. Il s’agit pour les parents et aussi pour l’école, d’une tâche exigeante mais nécessaire. Il s’agit d’un acte gratuit, mais qui doit permettre à notre monde d’avancer. Il s’agit d’autoriser un monde pluriel, qui pourra apprendre le vivre ensemble.

PS : Je voudrais préciser que mes parents n’étaient pas des chrétiens fondamentalistes, mon témoignage et mon passé sont ceux d’un chrétien lambda.

vendredi 19 septembre 2008

Le pape vient en France (2/2)

Si l'attitude du gouvernement est inacceptable, celle du pontife l'est également. Ses discours ne se sont pas cantonnés à de la théologie chrétienne. Il s'en est pris au fonctionnement même de la société laïque. Par ses attaques contre le droit à l'avortement, à la contraception, il s'invite dans un débat politique où il n'a rien à faire. Il va même plus loin. Il s'en prend aux droits fondamentaux. Pour cet homme, notre corps ne nous appartient pas. Il appartient à ce dieu dont il se prévaut. Monsieur Ratzinger fustige des droits hérités des avancées de la révolution française, des lumières et du formidable concept de l'habeas corpus.
L'église n'a jamais vraiment accepté la révolution française, pas plus que la déclaration des droits de l'Homme. Elle s'en est au mieux accommodée. Et ce pape le réaffirme, il ne supporte pas plus l'égalité entre les hommes et les femmes. J'invite tout le monde à relire Saint Paul et ses diatribes misogynes. Tout y est dit et l'on comprend mieux l'attitude de l'Église envers les femmes et leurs droits.
De plus, il ne se contente pas de fouler nos droits fondamentaux par ses discours haineux. Le couvercle de l'amour universel fait, certes, passer la pilule si l'on se réfère aux commentaires de la presse et des fidèles venu l'acclamer, mais cet homme divise la société en deux. Il y a les croyants, pourvus par là même d'une conscience, et les autres. En citant Rabelais ,« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ! » (Pantagruel, 8), lors de son discours à l'institut de France, il affirme implicitement que seule la religion donne un conscience. Ce serait le propre de la religion. Tout le reste ne serait donc que débauche, animalité incontrôlée, bref, le mal. Il n'y a d'éthique que dans la foi, et encore, celle du christ.
Non content de nous insulter, il coupe la société en deux, les bons et les mauvais. Il affirme, si l'on pousse le raisonnement, qu'un athée ne peut se mêler de politique ou d'éthique. Il les exclus du débat publique.
Je vous conseille la lecture des discours prononcés ces derniers jours. Cet homme incite à la haine. Par cette vision manichéenne du monde, qu'il professe sans relâche, il invite au mépris de tout pensée athée. il invite à la haine de l'athée: le mécréant, le mauvais. Car si dieu est le bien, si ceux qui croient font par là le bien, les incroyants font le mal. Tous les maux de la société viennent d'eux. Je laisse imaginer ce à quoi que pareil système de pensée peut mener. Si vous avez besoin d'aide, consultez vos livres d'histoire. Regardez donc ce qui arrive, quand l'autre devient le mal, quand il devient la cause de la dégénérescence de la société.
Allons-nous laisser la société évoluer sur ce mode de pensée fascisant?

dimanche 14 septembre 2008

Le pape vient en France (1/2)

Ce douze septembre, monsieur Ratzinger, également appelé pape Benoit XVI, a entamé une tournée prosélyte à travers la France. A en voir les réaction de la presse et du monde politique, on pourrait facilement croire que la France est un pays catholique. A en voir la foule venue l'ovationner, on en aurait la certitude.
Je ne l'aprend à personne, la France est pourtant un pays laïque. L'état est donc censé rester neutre. Les manifestations religieuses ne peuvent troubler l'ordre publique. Mais comment un gouvernement peut-il prétendre à la neutralité quand il accueille cet homme des plus douteux en grandes pompes? Comment monsieur Sarkozy peut-il s'agenouiller devant ce dangereux personnage? Ses discours sur la religion et la foi nous donnent quelques pistes. Il n'aime pas la laïcité, elle le gène. La religion, pour lui, c'est l'espoir, c'est une morale que rien ne peut remplacer. Le monothéisme est un progrès pour l'humanité à-t-il dit. Il considère que croire, c'est espérer,et que la Fance à besoin de gens qui espèrent. c'est à dire que les athées, qui n'espèrent donc pas, ne sont guère utiles à la France. Qu'ils n'intègrent pas le corps social.
Le peuple qui compte pour lui, ce sont les croyants. Non pas qu'il se sente proche d'eux, non. Mais les communautés religieuses sont plus manipulables. Donner nous des églises, des mosquées, des synagogues et vous serez un bon président. Nous fermerons les yeux sur les injustices du temporel, si vous nous aider sur la route du paradis. Nous suivons nos leaders, s'ils sont avec vous, nous sommes avec vous. Et monsieur Sarkozy l'a bien compris. Les croyants sont majoritaires. Et pour une réélection cela compte, pour une opinion publique favorable cela compte.
De plus les intégristes comme Christine Boutin qui font partie du gouvernement ne sont pas là pour arranger les choses. L'église n'a jamais digéré la laïcité et nombre de ses fidèles aimeraient la détruire. Combien de personnes influentes en France sont en lien avec l'Opus Dei ou autres organisations intégristes?
Dès lors, nous ne nous étonnons plus de voir le triste pontife se proférer ses diatribes intgristes avec l'assentiment des plus hautes sphères.

dimanche 7 septembre 2008

L'athéisme

L'athéisme est, comme chacun le sait, une négation de toute divinité. Se définir athée signifie donc une prise de position contre un certain système de pensée. Si jamais personne n'avait eu l'idée de la divinité, l'athéisme. n'existerait pas.
Cela explique l'aspect vindicatif de l'athéisme. En effet, si l'athéisme est la négation de toute divinité, il se doit de lutter contre les religions. Mais qu'est ce donc que lutter contre les religions?
Est-ce que je lutte si je tombe dans un vulgaire racisme anti-religieux? Personnellement je ne le pense pas. Le combat se fait contre les idées, (et le fait que l'on nous les impose), et non contre les humains qui y adhèrent.
Dès lors, on peut dégager deux types de combats .
Le premier, contre les idées, se fait sur le terrain de la parole. Le dialogue et le débat sont de mise. Il s'agit de convaincre, non d'imposer. Il s'agit de décortiquer la pensée religieuse pour mettre en évidence ses erreurs et ses effets pervers.
Le second se situe sur le terrain politique. Ce dernier est le prolongement de la lutte pour la laïcité tout autant que pour sa préservation. Ce combat de préservation d'un espace publique laïque, d'une législation qui ne peut en aucun cas se baser sur une pensée impliquant l'acte de foi, (qui dès lors spolierait les athées), doit utiliser toutes les armes de la démocratie. Tout est bon pour préserver la laïcité, toute lutte en ce sens est vitale pour la liberté des non-croyants comme celle des croyants.
Quand je dis que tout est bon, il faut s'entendre. Je parle exclusivement d'action politique ou/et militante ou encore de toute action pacifiste. La violence doit être exclue de la lutte.
Pourquoi? Parce que l'athéisme a des prolongement éthiques et moraux. Parce que oui, les mécréants ont ou se doivent d'avoir, ( bien sûr, que de brebis galeuses parmi les athées, comme partout ) une morale, une éthique de vie fondée de manière cohérente sur l'absence de divinité et le refus de l'acte de foi.
Si je vis dans un monde sans dieu, il n'y donc pas de morale absolue, ni de révélation. C'est donc à l'Homme de fonder sa morale, sa "constitution" du vivre ensemble. D'après quoi? D'après le constat qu'il nous faut vivre ensemble. Vais-je donc accepter une violence qui peut être retournée contre moi? Non. Vais-je accepter une injustice qui affirmerait que telle personne vaut moins que moi? Non, ce ne serait pas cohérent ou cela diminuerait ma propre valeur. Notons au passage que cela élimine toute possibilité de racisme. (Ce concept de l'autre ne peut exister dans l'athéisme car les croyants sont tout simplement des gens qui se trompent, rien de bien grave avons- le).
Voici donc un exemple de ce que peut être une vertu de mécréant. Mérite-t-on d'être qualifié d'infâme?
N'en oublions pas le combat, cette joute éthique et morale qui seule peut défendre nos droits. N'oublions pas ce dialogue courtois qui nous permettra de vivre ensemble sans plier.